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FESTIVAL INTERNATIONAL POUR LA PAIX - 1ère partie |
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« Il faut courir vite pour réussir à la perche. Mais la vitesse n’est pas l’objectif du perchiste. Ce qu’il veut... c’est sauter très haut. » Jean Galfione, champion olympique de perche à Atlanta en 1996 commentait ainsi son art devant un parterre d’ambassadeurs et de diplomates au restaurant de l’UNESCO à Paris, le 5 septembre. La Fédération pour la paix universelle (FPU) l’avait invité au dîner sur le thème : « partenaires pour réaliser les objectifs du Millénaire pour le développement ». « C’est tout le paradoxe de la perche, a poursuivi Galfione, la course d’élan n’a qu’un but : arriver à fond et s’arrêter net pour convertir toute la vitesse horizontale en ascension verticale. » Le paradoxe de la perche : une métaphore parlante dans les débats actuels sur le développement humain et ce que l’on appelle « les objectifs du Millénaire pour le développement » (OMD). Le développement, assurent les experts, ne se limite pas à exploiter « horizontalement » les biens naturels et matériels. Les nations décollent si elles puisent le développement dans ce que l’économiste Gary Becker appelle « capital humain ». Cette ressource humaine est de nature spirituelle et verticale, et nécessite une maturation de l’esprit, pour que la prospérité soit bien gérée. La « richesse des nations » est celle de leur population. Réunir Jean Galfione et des diplomates était instructif pour les deux parties. Galfione, jeune retraité de l’athlétisme, préside l’ONG « Athlètes du Monde » (http://www.athletesdumonde.org/fr). Quand leur carrière prend fin, certains sportifs ressentent le vide de l’après-compétition. Il faut relever d’autres défis. Celui qui voyait naguère la foule à six mètres de haut cherche de nouveaux horizons dans l’humanitaire. Quant aux diplomates professionnels, ils savent que la diplomatie du charme et de la bonne volonté ouvre les portes. Plusieurs artistes et champions galvanisent les jeunes générations. Les champions sont des écoles vivantes d’encadrement, de travail en équipe. « Athlètes du monde » aide certains pays d’Afrique meurtris par la guerre et la misère. L’athlétisme, dure école de dépassement , peut donner une flamme nouvelle à des jeunes, forcés à devenir soldats dans l’âge tendre. « Nous agissons actuellement au Libéria, devait préciser M. Alain Trouvé, directeur de Athlètes du Monde, qui montrait les photos prises sur le terrain. Et nous avons eu de bons résultats au Niger. » Ce dîner sur les objectifs du Millénaire pour le développement, organisé par la FPU, était parrainé par S.E. madame Odette Yao-Yao, ambassadeur, délégué permanent de la Côte d’Ivoire auprès de l’UNESCO. Son pays cherche la réconciliation nationale après des années de guerre civile. Le dîner marquait le lancement du Festival international pour la paix étalé en Europe du 5 au 9 septembre à Paris, Berlin et Londres. Le Dr Hyun Jin Moon, président de la Washington Times Foundation a conçu ce Festival pour relancer les OMD. Partageant avec Jean Galfione la passion du sport, il a représenté l’équitation coréenne aux jeux Olympiques de Séoul (1988) et Barcelone (1992).
Le dîner fut aussi pour madame Patricia Lalonde l’occasion de présenter son œuvre. Mère de six enfants, elle a récemment ouvert son esprit à de nouveaux environnements et ses bras à des milliers d’enfants lointains. Son ONG MEWA (www.solidaritepanjshir.com) lance des programmes éducatifs en Afghanistan et dirige un établissement scolaire pour 5 000 enfants à Kaboul. Elle sait ce que représente l’éducation pour tous, le deuxième des huit OMD. Elle a aussi beaucoup à dire sur l’égalité des sexes (OMD n°3) et le partenariat global (OMD n°8) : en 2006, MEWA invitait 30 femmes parlementaires afghanes à Paris pour se former au fonctionnement d’une démocratie ; expérience réussie, suivie d’un programme semblable en Turquie. Cette démocratie musulmane peut inspirer les autorités afghanes. Le Dr Walsh, secrétaire général de la FPU, s’est ensuite fait le porte-parole du Dr Hyun Jin Moon, dont l’arrivée à Paris avait été retardée. L’auditoire fut réceptif à ses sept « recommandations de la FPU » sur les OMD. Soulignant qu’au-delà du développement économique, social et politique (horizontal et extérieur) le développement a un aspect vertical et interne (qui inclut les vertus, la formation du caractère), il a proposé des mesures simples et pratiques. Ses propos ont été très appréciés, les experts de l’UNESCO se montrant très réceptifs à la théorie comme à la pratique du développement de la FPU. |
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